Définition d'une méthodologie de mise en œuvre et de prototypage d'un progiciel de gestion d'entreprise (ERP)

Auteurs: Pascal BOUTIN
Date de publication: 22/06/2001
Revue: Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne

Résumé

Le contexte économique - mondialisation des marchés, diminution des délais,
augmentation de la qualité, exigences de fiabilité pour ne citer que ces quelques exemples
actuels - poussent les entreprises industrielles vers l'excellence. C'est à dire qu'elles sont
mises en face d'un dilemme simple: soit une entreprise se plie aux exigences du marché et
évolue rapidement, soit elle est condamnée à disparaître de son créneau. Ce type de choix
s'adapter ou disparaître- est à l'origine des évolutions les plus importantes. C'est ainsi que
sont apparues les démarches d'amélioration de l'entreprise. Cette évolution a commencé par la partie productive de l'entreprise, c'est-à-dire l'atelier, puis elle s'est étendue à son
ensemble. L'entreprise a fait l'objet de nombreuses recherches d'optimisation, que ce soit
autour des outils de production eux-mêmes (automatisation de la production, diminution des temps de changements d'outils, amélioration des qualités des outils de coupe, ... )

Contenu complet

1.1 Introduction 

Sans repartir de la trop célèbre Ford T noire, on ne peut que constater que les entreprises industrielles ont beaucoup évolué ces dernières décennies. Les évolutions technologiques, les clients, la concurrence de plus en plus forte, ont contraint ces entreprises à changer leurs façons de «réfléchir», de travailler. n leur a fallu repenser leurs méthodes de calcul des coûts -des méthodes de calcul traditionnelles aux méthodes d'ABC (Activity Based Costing) -, reconsidérer leurs relations avec leurs fournisseurs et donneurs d'ordres - de la relation donneur d'ordres peu négociables vers des partenariats-, intégrer de nouveaux concepts passage de la simple notion de coût au quadruplet « coût - délai - qualité - réactivité » -, etc .... Pour accomplir tous ces changements, l'informatique a été une ressource clé. En effet, elle a permis aux entreprises de gérer leurs données et leurs processus. Plus les besoins d'optimisation se sont fait nombreux, plus la part de l'informatique dans l'entreprise est devenue importante. Nous en sommes même arrivés, dans les années 70-80, à une mainmise du service informatique sur la vie même de 1' entreprise. En effet, toutes les décisions importantes d'évolutions du système (informatique ou autre) devaient être validées par ce service, leur validation étant du type on peut ou on ne peut pas faire. C'était le temps des mainframes et des mini-ordinateurs, où 1' accès aux données était une affaire de spécialistes de 1 'informatique. Puis les progrès technologiques aidant, le micro-ordinateur est apparu à tous les niveaux de l'entreprise, dans tous les domaines, en passant par la bureautique jusqu'à l'exécution des tâches dédiées (par exemple la tenue à jour d'un stock). Cette informatique, plus ou moins bien structurée, a constitué la base de ce qu'on appelle la GPAO (Gestion de Production Assistée par Ordinateur). n s'agit d'une collection d'applications, plus ou moins indépendantes les unes des autres. Les outils de GP AO couvrent les fonctions propres à la production, par exemple la gestion des stocks, la gestion des commandes clients et fournisseurs, la gestion des OF (Ordres de Fabrication), ... Pour des questions de fiabilité et de rigueur, notamment comptable, il a fallu que ces applications travaillent sur une même base de données afin d'assurer l'unicité et la consistance des données manipulées dans le système. La notion de progiciel intégré est alors apparue. Une fois de plus la nécessité de survivre sur le marché, a poussé les entreprises à traquer leurs sources de coûts superflus. Ce qui s'est traduit par des restructurations, et des licenciements de personnels, mais aussi par une gc~stion informatisée d'une plus grande partie voire même une couverture « totale » de tous les flux informationnels de 1' entreprise. Les outils supports à cette couverture fonctionnelle sont regroupés sous le vocable ERP (Enterprise Resources Planning). Les plus connus de ces outils sont SAP, Oracle, Baan, ID Edwards. Ces outils sont des progiciels intégrés de gestion d'entreprise. Leur couverture fonctionnelle a dépassé les limites de l'atelier, puisqu'on peut aussi bien y gérer le personnel (programmes de formations y compris), les finances, la maintenance de machines, ...

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